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  Voyage sur l'île de Java  
 

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mars 2003 © Patrick Schmitz

du 16 au 22 septembre 1998

Budget
En 1998, 1 franc suisse valait 7000-7500 roupies. La crise en Asie ayant atteint son paroxysme, il était aisé et en même temps étrange de sortir millionnaire d'un bureau de change. Attention : les prix sont, bien entendu, donnés à titre indicatif. De plus, marchander absolument tous les prix fait partie du jeu.

Les déplacements
A l’époque, le trajet de Denpasar, capitale de Bali, à l’entrée du parc national de Baluran où le bus vous éjecte coûtait 35000 roupies (trajet du ferry inclus). Il est recommandé de s’approvisionner en eau et en nourriture à Wonorejo si l’on reste plusieurs jours. Si on tape la causette avec les gardes à l’intérieur du parc, pour quelques roupies en plus, ils seront ravis d’aller à moto faire quelques commissions pour vous, en profitant de saluer des amis au passage. A l’entrée, des conducteurs d’« ojeks », sorte de scooters indestructibles, attendent les clients de passage avec l’éternel nuage suspendu au-dessus de leur tête. Celui-ci est produit par le nombre de « kreteks », cigarettes au clou de girofle avec leur petit filtre sucré, qu’ils fument à la minute et se voit de loin. (Entrée du parc : 2000rp, aller simple pour Bekol : 8000rp, pour Bama : 10000rp, paquet de « kreteks » : 3100rp). Le logement (12000rp/nuit) se fait dans des bungalows soit près de la mer à Bama, soit proche de la savane à Bekol.
Pour aller au Parc national d’Alas Purwo, il faut prendre le bus de Wonorejo/Bantagan à Kalipahit/Dambuntung (6000rp), s’approvisionner, puis louer un « ojek » (10000rp) jusqu’à l’entrée du parc (2000rp).
Pour le retour, prendre un bus de Kalipahit à Banyuwangi (3000rp) et le ferry passager (1400rp) qui mène à Bali.
Remarque : La fréquence des collisions entre les ferrys bondés de passagers et ceux remplis de camions avait donné naissance au mythe du bon nageur européen. Celui-ci s’avère être justement, pour les insulaires autochtones qui paradoxalement ne savent pas nager, une très bonne bouée où s’agripper en cas de naufrage. Le bon nageur se retrouve ainsi très vite du côté des noyés. Un mois avant mon arrivée, une collision avait apporté son lot de cadavres sur la plage forçant un léopard affamé à sortir de l’ombre par l’odeur de chair alléché. Quelques jours plus tard, un pêcheur endormi sur le sable, intégré au repas malgré lui, avait heureusement réussi à s’en sortir indemne.

 

Les guides
Il existe deux guides indispensables pour parcourir et découvrir le pays, tout en observant les oiseaux. Le premier est l’excellent « A Field Guide to the Birds of Bornéo, Sumatra, Java and Bali » de MacKinnon et Phillipps, et le second, le Lonely Planet « Indonesia » (aussi en français maintenant) qui à mon avis est le guide le plus complet sur cette région du globe.

Mon parcours

Baluran
Parc national situé à l’extrémité nord-est de Java qui se caractérise par un climat bien plus sec du reste de l’île. Baluran est l’un des derniers refuges de deux espèces menacées : le Banteng (Bos javanicus), sorte de boeuf sauvage, et l’Ajag (Cuon alpinus), un chien aux allures de renard à longues pattes. Le parc abrite aussi quelques léopards (Panthera pardus) et certains prétendent que le tigre de Java (Panthera tigris sondaica) y anime encore les nuits. Malheureusement cette sous-espèce est sensée s’être éteinte en 1980, peu après celle de Bali (Panthera tigris balica) en 1940. Ainsi, l’observation de paons sauvages (Pavo muticus 146) exclue toute présence du grand félin. Si l’on veut voir les derniers tigres indonésiens, il faut aller à côté sur l’île de Sumatra (Panthera tigris sumatrae) où subsistent encore environ 600 individus (Global Tiger Forum, New Dehli, 1994), mais la quête peut s’avérer longue, très longue…
De plus, c’est l’une des rares régions recouverte par de la savane (40% du parc), un biome pour lequel la survie est intimement liée à la présence de feu (aujourd’hui remplacé par l’homme au bulldozer). Il existe deux types de savanes : l’une dite herbeuse, près de Bekol, dominée par les graminées où paissent les grands herbivores, et l’autre plus au nord, dite boisée dans laquelle les plus téméraires prendront au moins un compas pour s’y aventurer. Au centre du parc se dresse l’inlassable silhouette de la large caldera d’un volcan solitaire désormais éteint : Gunung Baluran (1247 m) qui héberge maintenant une forêt sempervirente. La côte, quant à elle, est bordée de mangroves colonisées par le palétuvier (Rhizophora spp.) avec ses pneumatophores sortant de la vase pour éviter l’asphyxie, et son embryon vivipare qui germe et subsiste sur la plante-mère jusqu’à ce qu’il soit en mesure de résister à la salinité ambiante mortelle pour la plupart de ses congénères végétaux. Les quelques pêcheurs à l’hospitalité inégalable vivent sur la côte dans des huttes en feuilles de palmiers. Le gouvernement ne tient compte de ces gens que lorsque, dans cet endroit très aride, ils percent le conduit d’approvisionnement de l’eau du parc qui leur est interdite.
Avec le crépuscule et les derniers rayons de soleil, le chemin entre Bekol et Bama est survolé par une multitude d’engoulevents sortis de leur abri diurne ainsi que des chauves-souris de toutes les tailles venus là pour s’octroyer une part du buffet aérien. Aussi l’espace au-dessus de la tour à Bekol et sillonné par un nuage chargé de martinets et d’hirondelles se gavant sans répit.
Le réservoir d’eau près de Bama peut offrir des surprises la nuit lorsque le faisceau de la lampe de poche croise des regards éblouis.

Alas purwo
Parc national logé dans la pointe sud-est de Java et dont l’accès est, encore, plutôt délicat. Le voyage en « ojek » sur une route hypothétique jusqu’à l’entrée du parc, en compagnie du pilote de l’engin toujours souriant, permet au passager encombré par ses sacs à dos de s’exercer en toute impunité aux joies de la musculation forcée. La forêt qui compose le parc prodigue un formidable habitat pour beaucoup de mammifères ainsi qu’un grand nombre d’espèces d’oiseaux difficiles à voir ailleurs. De plus, la clairière de Sadengan de 80 hectares aménagée au centre du parc permet de faire de très belles observations (bantengs, rapaces, calaos, paons sauvages) à partir d’une tour aménagée en bordure de celle-ci. Le logement se fait au bord de la mer dans les bungalows rudimentaires de Trianggulasi plantés dans le sable à côté des cocotiers. Là-bas, pas de cuisine sans feu préalable, pas de lumière après 22h, mais à la place un ciel constellé d’étoiles, le doux bruit des vagues et de nos sympathiques amis moustiques. Le village de Plenkung, réputé pour les ondes de 7 m qui s’y brisent, abrite une communauté de surfeurs où il existe des possibilités de logement.

 

A propos du Banteng
Les Bantengs (Bos javanicus), qui ressemblent à des bœufs sauvages, sont en voie d’extinction après avoir complètement disparus de pays tels que l’Inde, le Bangladesh et la Malaisie. Ils se rencontrent encore en petits groupes disséminés à Java dans les parcs nationaux tel que celui de Baluran et d’Alas Purwo. Les mâles qui peuvent peser jusqu'à une tonne (vitesse au galop: 30 km/h) sont noirs contrairement aux femelles et aux jeunes qui sont bruns. Tous ont les pieds et le fessier blanc. Ils préfèrent manger les feuilles tendres des arbres, mais se nourrissent aussi d’herbe d’où une légère concurrence avec le buffle d’eau (introduits). Leurs crottes pareilles à un tas de petits disques empilés servent aux scarabées, pendant la saison des pluies, qui les utilisent pour en faire des petites boules afin d’y pondre leurs œufs dedans. Il s’ensuit ainsi après chaque pluie une folle course poursuite entre les scarabées, façonneurs de purin, et les scientifiques, voleurs du précieux butin, dans lequel ils lisent, pareils aux haruspices, le langage codé des études de populations. Leur unique prédateur dans la nature est l’Ajag (Cuon alpinus), ou chien sauvage, qui ressemble à un chacal à longues pattes muni d’un museau massif et d’une queue touffue noire. Ils chassent en meute et attrapent le Banteng par les oreilles, le museau et la queue avant de le tuer en lui tranchant le plus souvent l’artère fémorale. Face à une meute, les bœufs sauvages s’organisent afin de disposer les individus dominants devant protégeant les individus de classe moyenne ainsi que les jeunes situés à l’arrière.
A Baluran, ils n’existent que 20 femelles pour un total de 120 mâles ce qui admet raisonnablement qu’une seule femelle est fécondée par plusieurs mâles enclins à propager leur descendance.
Leur déclin est principalement dû à la disparition de leur milieu, mais aussi à la prédation de l’Ajag, également en voie de disparition, ainsi qu’à la pauvreté du pool génétique de la population restreint à des territoires disséminés et minuscules (noté le bout de la queue noir des Bantengs de Baluran qui laisse la place à une blanche pour ceux qui paissent pacifiquement à Alas Purwo).

Notes de voyage

 

Ces brèves notes de voyage se veulent être un aperçu qui incite à l’égarement le long des îles de la Sonde (Bali, Lombok, Sumbawa, Rinca, Komodo, Flores,…) jusqu'en Papouasie Nouvelle-Guinée, puis en Australie. Chaque île possède son charme qui lui est propre: « …le centre de l’île de Flores abrite le Kelimutu, un volcan dans lequel trois lacs surprennent par leur différence de couleur: bleu, rouge et vert… », « …l’observation d’une sous-espèce de loriquet à tête bleue (Trichoglossus haematodus weberi 283) sur Flores ne laisse pas de doute quant à la proximité du continent australien… », « …nous nous reposons quelques jours à Labuhanbajo, village portuaire à l’extrême ouest de l’île de Flores, point de départ pour les excursions en bateau vers Lombok avec son panorama brumeux incrusté d’îles au dégradé pastel rappelant celui des paysages chinois.... », « …la balade dans la savane palmeraie sur Komodo prend un tour comique lorsque le guide nous montre avec fierté son bâton de sourcier, arme ultime contre les varans… », « …les varans de Komodo (Varanus komodensis) sont connus pour héberger dans leurs dents une communauté de 80 pathogènes procédant au long processus de putréfaction des membres, dont sont victimes les proies ayant eu le malheur de s’échapper de la morsure. Et se transformant après une semaine en souper docile pour le plus grand plaisir des reptiles, sous le regard de quelques cacatoes soufrés (Cacatua sulphurea parvula 284)… », « …les tourbillons encerclent le bateau entre Rinca et Komodo laissant un éventail étroit de manœuvres au capitaine qui serpente sur un chemin invisible… », « …au large, où il n’est pas rare de croiser une baleine, on aperçoit cette fois-ci un groupe de dauphins avec sa traînée de frégates du Pacifique (Fregata minor 30) houspillantes… », « …le 13.10, le ferry reliant Lombok à Bali traverse un banc d’une centaine d’individus de phalaropes à bec étroit (Phalaropus lobatus 224) tournicotant à la recherche du plancton de surface, survolé parfois par des pétrels Wilson (Oceanites oceanicus 11) curieux… », « …sur Bali, la population sauvage de Martin de Rothschild (Leucopsar rothschildi 748), très prisé comme oiseau de volière, est estimée à une quinzaine d’individus, le programme de réintroduction à partir d’oiseaux apprivoisés s’étant soldé par des oiseaux se posant plus volontiers sur le chapeau des observateurs bénévoles que sur la végétation environnante… », « …l’aigle de Java (Spizaetus bartelsi 112), rapace endémique et menacé, a été observé lors du premier voyage le 28.09.1996 entre Bekol et Bama pourchassant un calao pie (Anthracoceros albirostris 405). Le temps d’une pause, ils s’étaient retrouvés immobiles, perchés dans un arbre bordant la savane… ».

Liste des espèces observées
Cette liste ne se veut pas exhaustive, mais ouvre une fenêtre étroite sur la richesse avienne que l'on peut rencontrer sur un coin d'île indonésienne.
Sur Java, on dénombre pas moins de 289 espèces dont 10% ne vivent que là-bas, l'endémisme étant une particularité touchant surtout les îles à cause de deux phénomènes particuliers qu’elles engendrent: L’isolement prolongé qu'elles font encourir à un petit échantillon pris au hasard dans une population mère sur le continent, et de la dérive génétique qui en découle. Quelques exemples : la péninsule malaisienne avec 410 espèces dont 0.7% endémiques, Bornéo avec 358 espèces dont 10% endémiques, Sulawesi avec 242 espèces dont 33% endémiques et les Philippines avec 312 dont 45% endémiques. A Baluran, on dénombre environ 200 espèces d’oiseaux.

Légende
B = Bekol
BA = Bama
BT = Bungalows Trianggulasi
S = Sadengang
E* = Endémique de l’île de Java et/ou de celle de Bali


Les chiffres de référence correspondent à ceux du Guide mentionné plus haut.
Les noms en français peuvent être visionnés sur le site : http://membres.lycos.fr/listoiseauxmonde
Pour obtenir des informations sur les mammifères d’Indonésie : http://users.bart.nl/~edcolijn/mammals.html

Oiseaux
*Frigatebird sp. Fregata sp. : quelques-unes au large de BT.

*Great-billed Heron 32, Ardea sumatrana : 1 ind. sur la plage à BT.

*Lesser Adjutant 60, Leptopilos javanicus : 3 en vol rasant S.

 

*White-bellied Fisch-Eagle 88, Haliaeetus leucogaster : 4 patrouillant la plage de BT.

*Crested Serpent-Eagle 93, Spilornis cheela : 1 au Nord de B, 1 posé à côté de la tour de S avec un lézard dans le bec.

*Japanese Sparrowhawk 99, Accipiter gularis : 1 femelle survol S.
*Black Eagle 108, Ictinaetus malayensis : un en vol au Nord de B.

*Changeable Hawk-Eagle 111, Spizaetus cirrhatus : 1 en vol jouant avec les thermiques au Sud de B.

*Green Peafowl (Merak) 146, Pavo muticus : commun dans les deux parcs avec quelques belles observations à l’abreuvoir de B.

*Barred Buttonquail 148, Turnix suscitator : 2 sur le chemin le soir entre B et BA.

E*Green Junglefowl (Ayam hutan) 142, Gallus varius : petits groupes furetant dans la végétation basse en amorçant quelques sprints entre les bosquets.

E*Grey-cheeked Green-Pigeon 254, Treron griseicauda : les individus d’un groupe au BT se bécotent en haut d’un arbre qui émerge de la canopée.

*Green Imperial-Pigeon 264, Ducula aenea : groupes survolant BT tout au long de la journée avec des pics le soir en direction de la forêt.

*Island Collared-Dove 276, Strepopelia bitorquata : très nombreuses à Baluran.

*Spotted Dove 277, Streptopelia chinensis : encore plus nombreuses.

*Zebra Dove 278, Geopelia striata : 2 à BA.

*Violet Cuckoo 301, Chrysococcyx xanthorhynchus : 1 beau mâle vers S.

*Chesnut-breasted Malkoha 312, Phaenicophaeus curvirostris : 1 en compagnie de «barbets » dans un arbre étrangleur près de S.

*Savannah Nightjar 350, Caprimulgus affinis : surpris dans leur repos diurne dans la savane boisée au nord de B, ainsi qu’au crépuscule au-dessus des espaces ouverts.

*Edible-nest, Black-nest, Mossy-nest Swiftlet 354, 355, 356, Collocalia fuciphaga, maxima, salangana : beaucoup d’individus à la tour de B appartenant à l’une ou l’autre de ces espèces indifférenciables à l’œil nu. Les trois espèces nichent dans des grottes où ils se déplacent par écholocation. Avec les nids des deux premières espèces, on prépare de la soupe très appréciée en Asie.

*Cave Swiftlet 359, Collocalia linchi : plusieurs volant au-dessus de la tour de B, avec un léger reflet verdâtre sur le dos noir.

*Silver-rumped Swift 363, Raphidura leucopygialis : 2 se mêlant au nuage formé à la tour de B.

*Grey-rumped Treeswift 367, Hemiprocne longipennis : 1 fendant l’air à l’entrée d’Alas Purwo, 3 à S.

*Javan Kingfisher 387, Halcyon cyanoventris : 1 à l’affût sur S.

*Collared Kingfisher 389, Todirhamphus chloris : 2 à BA, 2 posés dans un groupe de pigeons à BT.

*Sacred Kingfisher 390, Todirhamphus sanctus : dans la mangrove de BA, 1 habitué dont l’ombre file pareil à une flèche sur la surface de l’eau.

*Chesnut-headed Bee-Eater 392, Merops leschenaulti : nombreux à Alas Purwo.

*Blue-tailed Bee-Eater 393, Merops philippinus : 3 posés à BA.

*Dollarbird 397, Eurystomus orientalis : 1 perché à S.

*Wreathed Hornbill 402, Aceros undulatus : 2 survolent S.

*Oriental Pied Hornbill 405, Anthracoceros albirostris : 2 en vol à B, un groupe se jette dans la haute cime d’un arbre exposant ses drupes rouges comme appareil d’affichage.

*Rhinoceros Hornbill 406, Buceros rhinoceros silvestris : 3 au vol lourd à S, 1 à BT.

E*Black-banded Barbet 415, Megalaima corvina : 1 vers S.

*Blue-eared Barbet 421, Megalaima australis australis : 2 se mélangent aux couleurs des feuilles de la canopée prè de S, 1 à BT.

*Coppersmith Barbet 423, Megalaima haemacephala rosea : plusieurs faisant retentir leur cri au martèlement métallique à BA.

*White-bellied Woodpecker 441, Dryocopus javensis : 1 très grand, beau et bruyant à BA

*Fulvous-breasted Woodpecker 442, Dendrocopus macei : 2 à BA.

*Sunda Woodpecker 444, Picoides moluccensis : 2 à BA.

*Great Slaty Woodpecker 440, Mulleripicus pulverulentus : 3 à l’allure ophidienne à BA (dépassant en taille le pic noir de chez nous).

*Barn Swallow 473, Hirundo rustica : nombreuses à S.

*Black-winged Flycatcher-shrike 479, Hemipus hirundinaceus : 1 couple au Sud de B, 1 mâle près de S.

*White-shouldered Triller 486, Lalage sueurii : 4 à BA.

*Scarlet Minivet 492, Pericrocotus flammeus : 1 couple au BT.

*Fiery Minivet 489, Pericrocotus igneus : esquadrille écarlate ressemblant à celle des mésanges à longue queue de nos régions.

*Common Iora 494, Aegithina tiphia : comme son nom l’indique, commun.

*Black-crested Bulbul 505, Pycnonotus melanicterus dispar : 2 près de S.

*Sooty-headed Bulbul 509, Pycnonotus aurigaster : 3 à S.

*Yellow-vented Bulbul 514, Pycnonotus goiavier : 1 à S.

*Grey-cheeked Bulbul 521, Alophoixus bres balicus : 2 près de S.

*Black Drongo 529, Dicrurus macrocercus : nombreux à Baluran et Alas Purwo.

*Racket-tailed Treepie 548, Crypsirina temia : 1 exposant sa queue fuselée à S.

*Slender-billed Crow 550, Corvus enca : 2 à BT.

*Great tit 555, Parus major : 1 à BA.

E*Grey-cheeked Tit-Babbler 597, Macronous flavicollis : plusieurs individus à BA.

*Common Tailorbird 663, Orthotomus sutorius : commun.

*Olive-backed Tailorbird 666, Orthotomus sepium : commun.

*Bar-winged Prinia 672, Prinia familiaris : commune.

*Hill Blue-Flycatcher 706, Cyornis banyumas : 1 mâle à BA.

*Pied Fantail 718, Rhipidura javanica : 1 à BA.

*Black.naped Monarch 719, Hypothymis azurea : 1 mâle et 2 femelles dans les acacias au Nord de B.

*Mangrove Whistler 725, Pachycephala grisola vandepolli : 1 discret dans la mangrove vers BA.

*White-breasted Woodswallow 736, Artamus leucorhynchus : 4 à S.

*Long-tailed Shrike 739, Lanius schach bentet : 2 à B, 1 à S.

*Javan Myna 750, Acridotheres javanicus : plusieurs picorent nerveusement le dos des Bantengs à B et S.

*Ruby-cheecked Sunbird 757, Anthreptes singalensis : 1 près de S.

*Olive-backed Sunbird 761, Nectarinia jugularis : 1 couple à B.

*Scaly-breasted Munia 813, Lonchura punctulata :un floc à B.

E*Javan Munia 810, Lonchura leucogastroides : 2 à BT.

Mammifères

 

- Javanese Wild Ox (Banteng) Bos javanicus : se retrouve broutant dans les espaces dégagés à Baluran et Alas Purwo.

- Wild Buffalo (Kerban liar) Bubalus bubalis : introduit à Baluran, avec des cornes qui peuvent atteindre 3 mètres, mieux vaut les observer à distance. Malgré leurs nombreux inconvénients, ils ont le méritent de maintenir les trous d’eau en se roulant dans dans la boue.

- Javan Deer (Rusa) Cervus timorensis : le Cerf de Java reste le moins craintif et le plus facilement observable à Baluran.

- Barking Deer (Kijang) Muntiacus muntjak : antilope miniature zigzagant entre les arbres comme la bille dopée d’un flipper à Baluran.

- Wild Boar (Babi hutan) sus crofa : le Sanglier de Java se rencontre partout à Baluran, surtout planqués sous les bungalows par temps de pluie.

- Jackal (Ajag) Cuon alpinus : vu une seule fois furtivement à Baluran près de Bekol.

- Common Palm Civet (Musang) Paradoxurus hermaphroditus : vu une fois à Bama.

- Long-tailed Macaque (Kera) Macaca fascicularis : singes futés et habiles lorsqu’il s’agit d’aller voir ce qu’il se passe dans un bungalow à Bama à la porte restée entrouverte par mégarde… A marée basse, les nombreux groupes vont à la chasse aux Crustacés et autres Lamellibranches égarés.

- Ebony Leaf Monkey (Lutung) Trachypithecus auratus: singes à l’allure pacifique endémiques de Java, Bali et Lombok se retrouvant dans les hauts arbres au bord de la plage de Bama.

- Black Giant Squirrel (Jelarang) Ratufa bicolor : vu une fois se baladant dans un arbre près de Bama.

Reptiles
- Water monitor Varanus salvator : un individu s’échappe d’un trou d’arbre pour s’enfuir par la voie maritime d’un étang.

 

 

SOMMAIRE n° 212
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> ... et celui de la rédaction
> Nuit blanche à vélo
> Les sorties du GdJ
> Compte-rendu de quelques excursions
> Baronnies, carnet de route
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> Huit mois (au Bélize)
> La sélection sexuelle chez l'Hirondelle rustique
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