Ou
plus sérieusement :
LElevage « coopératif » chez
lAccenteur alpin (Prunella collaris) : polygynandrie,
territorialité et paternités multiples.
Tiré
de : Heer, L. (1996) : Cooperative breeding by Alpine
accentors Prunella collaris : Polygynandry, Territoriality
and Multiple Paternity. Journal für Ornithologie
137 : 35-51.
juin
2002 © Arnaud Brahier, Jérôme Gremaud,
Emmanuel Rey et Jean-Pierre Tutrone
Avant
de présenter la vie sociale passionnante de ce
passereau montagnard, un rappel sur quelques caractéristiques
générales de loiseau en question est
nécessaire pour aiguiser votre soif de connaissances
sur le menu principal...
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Accenteur
alpin |
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LAccenteur
alpin, répondant au joli nom latin de Prunella
collaris, fait partie de la famille des Prunellidés.
Cette famille comprend 12 espèces, toutes strictement
liées au paléarctique. Deux membres des
Prunellidés sont présents en Suisse, à
savoir lAccenteur mouchet et bien évidemment
lintéressé du jour. LAccenteur
mouchet est très répandu en Suisse de la
plaine aux dernières landes alpines. Il se différencie
de son proche parent avant tout par labsence dune
barre alaire blanc-pointillé, par sa gorge unie
non ponctuée de blanc, mais aussi par sa taille
plus petite (techniquement, l'Accenteur mouchet a une
longueur d'aile inférieure à 85mm...) et,
dune manière générale, son
plumage est moins contrasté. La vie du mouchet
est dailleurs tout entière plus discrète,
se passant à lombre de buissons touffus,
tandis que lalpin pavoise sur les vires rocheuses,
exposé telle une icône dans le ciel pur,
et pour ainsi dire immanquable
sauf en cas de dense
brouillard!
LAccenteur alpin présente une vaste distribution
et occupe la plupart des massifs montagneux du paléarctique
sud. On le rencontre donc de lAtlas marocain au
Japon. En Europe, sa distribution est fortement influencée
par la géologie; lespèce étant
liée au domaine subalpin (rarement) et alpin (surtout),
on peut comparer sa répartition à celle
dîles émergeant de la mer et formant
un archipel. Au centre de cette répartition morcelée
se trouvent les Alpes, et avec eux la Suisse. LAccenteur
alpin se reproduit dans notre pays de manière générale
entre 2000 et 3000 m daltitude; il descend dans
les zones rocheuses un peu plus bas au nord des Alpes
et monte plus régulièrement au-dessus des
3000 dans les vallées au sud de ce massif, en Valais
notamment. Pour lanecdote, on peut encore noter
que lAccenteur alpin na niché quune
seule fois dans le Jura Suisse, au Creux-du-Van en 1980.
Lors de son erratisme hivernal, il visite par contre presque
régulièrement les sommets de larc
jurassien. Ces déplacements restent toutefois très
limités et lespèce est avant tout
sédentaire. En hiver, soit elle reste sur place
et profite - au même titre que le Chocard à
bec jaune - des ressources offertes par lindustrie
touristique, soit elle opère des transhumances
vers les villages (mangeoires), le fond des vallées
ou encore les contreforts des Alpes.
LAccenteur alpin nest pas une espèce
menacée en Suisse; sa population estimée,
à 15-20'000 individus, est en effet bien répartie
dans lensemble de nos alpages. Les densités
peuvent paraître assez faibles (en moyenne, deux
territoires par carré kilométrique), mais
cest simplement dû au fait quil y a
moins de ressources trophiques dans une pelouse alpine
que dans une roselière au bord dun lac
Ces densités par carré kilométrique
ne reflètent donc pas forcément la réalité
du terrain pour une autre raison; lAccenteur alpin
peut en effet former des groupes importants dans des secteurs
privilégiés où structures rocheuses,
pelouses alpines et fonte des neiges précoce optimisent
la nidification de cette espèce. Etant donné
la dispersion de tels habitats « idéaux »,
on peut considérer que la population Suisse ne
peut saccroître davantage
nous dirons
pour résumer que la barque est pleine dans le réduit
helvétique. Comme vous le découvrirez par
la suite, cette situation de densité maximale de
territoires aura dailleurs, en favorisant le regroupement
familial, une influence sur le comportement social des
oiseaux.
Si lAccenteur alpin se porte bien dans nos belles
Alpes - merci pour lui - la Suisse n'entretient pas pour
autant aucune responsabilité envers cet oiseau
alpin. En effet, si notre pays ne représente que
0,7% de la superficie de lEurope, il accueille par
contre presque un tiers de la population européenne
des Accenteurs alpins! La moindre fluctuation des effectifs
nicheurs Suisses influence donc lensemble de la
population européenne. Dans ce cadre, la Suisse
est donc particulièrement responsable du maintien
des effectifs de lAccenteur alpin pour la conservation
de la biodiversité internationale.
Présentation de létude
Des études sur le système de reproduction
de lAccenteur alpin ont déjà été
réalisées, notamment en Pologne où
on a observé la formation de groupes de trois à
quatre oiseaux adultes durant la saison délevage,
avec à chaque fois la présence dune
aide extérieure au couple. Des études similaires,
au Japon et dans les Pyrénées françaises,
ont également montré que lAccenteur
formait des groupes lors de la saison de reproduction.
Lorenz Heer, de lUniversité de Berne, a donc
voulu étudier dun peu plus près une
population suisse dAccenteurs alpins dans son intimité
la plus totale
Il y a décrit les systèmes
de couples, la territorialité, le comportement
de garde du mâle, laccès du mâle
aux femelles fertiles en relation au rang social et leffort
du mâle (soin parental) en relation avec le lien
génétique (en utilisant un profil dADN).
La population dAccenteurs alpins étudiée
était localisée dans un habitat primitif
montagnard séparant le Val dAnnivier et le
Turtmanntal au Valais (près de lhôtel
Weisshorn).
La plupart des oiseaux, cest bien connu, sont monogames.
Dans ce cas-là, les deux parents sont impliqués
à part égale dans la nichée. Dans
les systèmes polyandres (plusieurs mâles
pour une femelle, chez les Tétras lyre par exemple),
les choses sont un peu plus complexes ; un mâle,
pour être assuré de transmettre ses gènes
au mieux, doit entrer en compétition avec ses congénères.
En copulant fréquemment et en gardant la femelle,
il peut transmettre au mieux ses gênes et dévaluer
ceux de ses concurrents. Quen est-il maintenant
dans le cas de la polygynandrie, chez lAccenteur
alpin ?
Lorenz Heer émet tout dabord quelques hypothèses
initiales, en se fiant à la théorie de la
sélection naturelle et sexuelle ;
- Il doit y avoir dans le cas de la polygynandrie de fréquentes
copulations (DYRCZ en 1976 a observé des femelles
se reproduisant jusquà 19 fois en 30 minutes
avec plusieurs mâles) - car le mâle essaye
de transmettre plus de matériel génétique
que ses compétiteurs -, associées à
une garde de la femelle.
- Plus un mâle aura la certitude dêtre
le père dune nichée, plus il augmentera
son aide (soin parental) à cette nichée.
Par contre, le soin parental diminue avec laugmentation
de recherche de fitness alternatif (c'est-à-dire
par exemple la recherche dautres conjoints ou des
stratégies pour augmenter sa propre survie). En
résumé : leffort parental augmente
avec la relation génétique.
- Les aides du couple (les subordonnés) sont des
jeunes des années précédentes, qui
ont tout intérêt à aider leurs parents
à élever dautres jeunes (gènes
partagés) ; ils y gagnent en fitness indirect.
Teritorialité et aide à la nidification
On parle de polygynandrie chez lAccenteur alpin
; quest-ce donc au juste ? Cette espèce forme
au moment de la reproduction de véritables groupes
rassemblant de 3 à 5 mâles et de 2 à
3 femelles. Alors que les mâles défendent
le territoire du groupe dans son ensemble contre leurs
voisins, les femelles, elles, gardent un territoire personnel
quelles défendent contre dautres femelles.
La composition des groupes dans la population du Val dAnniviers
correspond à ceux du Japon (3-4 mâles pour
3 femelles) et des Pyrénées (3-4 mâles
pour 1-4 femelles). Mais elle diffère des groupes
polonais où on pouvait trouver seulement un adulte
aidant le couple, avec une relation génétique
étroite entre eux. En Suisse par contre, plusieurs
mâles sont souvent impliqués dans chaque
nichée; on a donc une parenté multiple fréquente.
Par contre les mâles du groupe ne partagent quasi
aucun lien de parenté entre eux !
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Accenteur
alpin
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En
Suisse et au Japon, les territoires individuels des mâles
dun groupe se chevauchent complètement pour
nen former quun seul. En France, les mâles
ont des territoires bien définis qui ne se chevauchent
que légèrement avec les autres groupes,
mais sans défense de territoire; les populations
françaises (dans les Pyrénées) vivent
dans des territoires bien plus vastes quen Suisse
ou au Japon. On peut donc penser que la pratique de la
polygynandrie est liée à des conditions
écologiques particulières, par exemple le
regroupement de milieux favorables sur de petites surfaces.
Pour les femelles, en Suisse, les territoires sont exclusifs
et élargis pour la nutrition des jeunes, alors
quau Japon, une aire exclusive et défendue
contre les autres femelles entoure le nid.
Elevage coopératif (cooperative breeding)
Lélevage coopératif est connu chez
220 espèces doiseaux et existe surtout sous
les latitudes tropicales et sub-tropicales, mais il est
plus rare dans les habitats plus froids. Cest un
système reproductif dans lequel un ou plusieurs
membres dun groupe social apportent de laide
aux jeunes qui ne sont pas leurs propres descendants.
Ces oiseaux qui aident les jeunes sont en général,
dans les cas connus, les descendants du couple mais dune
année précédente (donc des «
grand(e)s » frères-surs) ou alors des
« co-éleveurs » partageant la paternité.
On observe ce phénomène de manière
parfois anecdotique, chez les Hirondelles notamment ;
un jeune de lannée précédente
aide à élever les jeunes de ses parents
(ses frères et surs).
Lélevage coopératif chez lAccenteur
alpin diffère en plusieurs points dautres
espèces nicheuses en communauté; il ne sagit
en effet pas ici dun jeune apparenté qui
aide ses propres parents, mais bien dun groupe de
mâles (dont des subordonnés peu impliqués
génétiquement) qui aident plusieurs femelles.
La coopération est restreinte, entre mâles,
à la défense des territoires contre leurs
congénères dautres groupes ou des
prédateurs. Les mâles se nourrissent indépendamment
et nourrissent les jeunes dans plusieurs nids. Le problème,
avec le système que Heer a étudié,
est le suivant : aucun mâle ne sait sil est
oui ou non le père de tel ou tel poussin. De plus,
les mâles ne partagent aucun lien de parenté
entre eux. On peut donc sattendre à ce que
le mâle dominant aide les femelles au mieux et que
les subordonnés nen foutent pas une. Mais
cest mal connaître les mâles de lAccenteur
que de penser ceci !
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Accenteur
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Le
problème est encore plus complexe pour les aides
(les subordonnés ici), qui devraient gagner en
fitness indirect; non seulement ils nont que rarement
des liens génétiques avec dautres
membres du groupe, mais en plus ils ne savent pas qui
est leur père ni même dans quelle nichée
leur père est partie prenante. Lévolution
d« aide au nid » comme base de fitness
indirecte semble donc peu probable dans la polygynandrie
telle que les Accenteurs la pratiquent.
Cest
bel et bien ce que Lorenz Heer a constaté sur le
terrain : les jeunes subordonnés aident peu puisque
ils ne peuvent pas reconnaître leur parents. Cela
devient peu bénéfique pour les Accenteurs
de suivre leurs pères et daider dans ces
nids. Les mâles dominants, plus impliqués
génétiquement, sinvestissent certes
un peu plus, mais bien en dessous des prévisions
toutefois.
Rapport
de dominance et effort parental
Des rapports de dominance se créent chez les mâles
; le mâle dominant (_), souvent le plus âgé
et le plus grand des oiseaux, domine le mâle _,
qui lui-même domine les autres mâles, tous
subordonnés (souvent des jeunes). A nouveau, une
concurrence féroce sexerce entre les mâles
pour laccès aux femelles. Point ici de parades
démentes ni de plumage extraordinaire (quoi que
).
Le mâle dominant se contente de garder les femelles
sous sa tutelle en chassant les autres mâles et
en gardant « ses » femelles proches de lui
après des accouplements répétés.
Il assure ainsi la transmission du maximum de ses gênes
et ne laisse que des miettes aux mâles subordonnés
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Pourquoi
diable le Faisan a-t-il des couleurs si vives
qui le rendent visible aux prédateurs,
le Tétras lyre une queue courbée
qui lhandicape au vol ? Ces questions, de
nombreux biologistes, dès Darwin, se les
sont posées
De là est née
la théorie de la sélection sexuelle.
En apparence, beaucoup de caractères sexuels
secondaires, comme les couleurs vives du Faisan
et la queue du Tétras lyre ou du Paon,
sont défavorables. Introduisons ici la
notion de « fitness », très
à la mode ; ce terme détermine en
fait le succès reproductif, cest
à dire le nombre de descendants dun
individu, et donc la transmission de ses gènes.
Selon la théorie de la sélection
naturelle, chaque individu dune espèce
tend à transmettre au mieux ses gênes.
Pour cela, il doit survivre, pour pouvoir ensuite
saccoupler et donner le maximum de descendants
en bonne santé.
La plupart des caractères dun organisme
sont adaptatifs ; cest à dire quils
accroissent la probabilité quun organisme
puisse survivre, se reproduire et avoir des descendants.
Mais ce nest apparemment pas le cas avec
les caractères dont on vient de parler
Pourquoi donc de tels caractères ne sont
pas éliminés par la sélection
naturelle ? Dans bien des cas, le résultat
évolutif prend la forme dun compromis
entre survivre (plumage le plus discret et adapté
possible, sélection naturelle) et attirer
les meilleures femelles (plumage le plus extravagant
possible, signe de vitalité, sélection
sexuelle).
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Quel
avantage ont donc les jeunes mâles subordonnés
à se laisser ainsi juguler par de vieux grigous
? En fait, lors dun moment dinattention du
mâle dominant, les jeunes mâles en profitent
pour aller rendre visite en cachette aux femelles. Ils
peuvent ainsi transmettre bien plus de gènes que
sils tentaient une nidification seuls, sans expérience,
dans un environnement aux conditions aussi rudes. Ils
peuvent par le biais de la polygynandrie acquérir
une expérience qui leur servira doublement lorsquils
seront à leur tour des mâles dominants !
Dans loptique de la théorie, on peut sattendre
à ce que le mâle sinvestisse avant
tout pour les jeunes dont il est le père, afin
que ceux-ci survivent et transmettent à leur tour
leurs gènes (et indirectement ceux de leur père).
En résumé, le soin que le père apporte
aux jeunes doit augmenter avec la relation génétique.
Heer a déterminé la parenté des poussins
à lintérieur dun groupe (avec
un profil dADN) et observé leffort
parental fourni par les parents. Quen ressort-il
? Et bien tout dabord que ce sont les femelles qui
nourrissent le plus (moyenne de 3 nourrissages par heure),
bien avant tous les mâles (moins de 1 nourrissage
par heure), même sils sont impliqués
dans la nichée. En gros, les mâles sont très
paresseux et ne sinvestissent que si un profit (en
terme de « fitness ») pointe à lhorizon
:défense du territoire, garde de la femelle avec
laquelle il sest accouplé, nourrissage dans
différents nids. Sil se mettait à
aider la femelle à construire le nid ou à
couver, il perdrait en terme de « fitness »,
puisquil ne pourrait pendant ce temps ni garder
la femelle, ni chercher dautres partenaires ! Heer
a mis également en évidence un antagonisme
chez les mâles entre le soin parental (soccuper
de ses propres jeunes pour maximiser sa descendance) et
le fitness alternatif, qui consiste en un effort porté
vers des pontes futures (recherche de nouveaux partenaires,
assurer sa propre survie en se ménageant).
Vous savez tout maintenant sur les moeurs pour le moins
particulières de l'Accenteur alpin ; il ne vous
reste qu'à monter là-haut sur la montagne
pour aller à sa rencontre !
Petit lexique
Monogamie : le schéma classique chez les oiseaux,
cest à dire un mâle et une femelle
qui forment un couple et restent fidèles durant
au moins une saison de nidification.
Polyandrie : plusieurs mâles cherchent à
courtiser une femelle. On rencontre ce schéma surtout
chez les gallinacés (Tétras-lyre, Grand-Tétras).
Formation darènes et parade évoluée.
Polygynandrie : plusieurs mâles saccouplent
avec plusieurs femelles, en formant des territoires communs.
Cas de lAccenteur alpin.
Caractères sexuels secondaires : caractères
qui ne servent pas directement à la reproduction,
mais à attirer le regard des femelles (ornementations
des mâles).
Fitness : faculté dun individu à transmettre
ses gènes au fil des générations.
Un individu qui a un bon fitness fera de nombreux jeunes
en bonne santé, qui à leur tour se reproduiront
bien, assurant la transmission des gênes du père.
Elevage coopératif : nidification qui fait intervenir
laide dun individu extérieur au couple
de base. Cet individu a souvent des liens de parenté
étroit avec les parents biologiques (jeune de lannée
précédente,
).
Bibliographie
Accenteur alpin
1985.- von Blotzheim U.G., Bauer K.M : Handbuch der Vögel
Mitteleuropas, tome 10, Vol. 2, passeriformes (1ère
partie)
2001.- Keller V., Zbinden N. : Lavifaune de Suisse
au tournant du siècle.- éd.: Station ornithologique
suisse.- 63p.
1989.- Michelat D. et J.M. : Observations estivales et
reproduction de lAccenteur alpin, Prunella collaris,
dans le massif du Jura. Nouveaux éléments
et bilan des connaissances.- in: Nos Oiseaux, Vol. 40,
pp. 81-85
1976.- Praz J.-C. : Notes sur lAccenteur alpin Prunella
collaris dans le Val dHérens (Valais).- in:
Nos Oiseaux, Vol. 33, pp.257-264
1998.- Schmid et al. : Atlas des oiseaux nicheurs de Suisse.-
Station ornithologique Suisse
1999.- Winkler R. :Avifaune de Suisse.- éd.: Nos
Oiseaux, suppl.3.- 254p.