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609-614
/ 127-128, 560 m
Salgesch, Sierre, Varen VS
Carte n°1287 Sierre
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Avec
son Rhône qui coule presque libre des contraintes
qu'ailleurs l'homme lui a imposées et sa pinède
sèche contrastant avec les quelques étangs
qui s'y perdent, le Bois de Finges est sans conteste le
principal joyau naturel de la plaine valaisanne; un joyau
certes, mais menacé aujourd'hui par différents
facteurs de nature anthropique. Mais là n'est point
notre propos.
Le paysage de Finges est donc riche et varié. Il
convient, afin de tracer les principales caractéristiques
de l'avifaune locale, de distinguer un certain nombre
de secteurs : la Tschudana (5) (forêt alluviale),
la zone alluviale active, la zone alluviale inactive en
voie d'embroussaillement (2) (Rottensand), la pinède
(pinède à laîche blanche et pinède
à laîche humble), les étangs et le
Millieren (3) (4) (zone agricole extensive). Cette belle
diversité de biotopes bien typés engendre
tout naturellement une belle diversité d'oiseaux
nicheurs non moins typés. Cest d'ailleurs
surtout à ces derniers que Finges doit sa réputation
parmi les ornithologues... Nous conseillerons donc de
visiter ce havre de nature particulièrement aux
mois de mai ou de juin.
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Le
Bruant fou, ainsi que le Rossignol, qui lui atteint des
densités parfois impressionnantes, se rencontrent
quasiment dans tous les types de milieux énoncés.
Le secteur de la Tschudana (5) abrite quelques espèces
bien typiques : Milan noir, Torcol fourmilier, Pic épeichette,
Rougequeue à front blanc, Hypolaïs polyglotte
et Loriot. Le long du Rhône, le Petit Gravelot et
le Chevalier guignette se portent très bien actuellement
(entre 7 et 10 territoires pour chacune des espèces);
les crues de ces dernières années ont en
effet reconstitué d'importantes surfaces pionnières
qu'affectionnent ces deux échassiers. Le Martin-pêcheur
niche également sur les rives du fleuve. Le Rottensand
(2) à lui seul présente un habitat favorable
pour le Bruant ortolan (7 chanteurs en 1995). Au cours
des chaudes journées de printemps ou d'été,
la pinède résonne du chant de l'inlassable
Bonelli; la nuit, la même forêt est hantée
par les ombres furtives du Hibou moyen-duc, de la Bécasse
et de l'Engoulevent. La zone agricole du Millieren (4),
située au coeur du Bois de Finges, avec ses restes
de vergers hautes tiges, ses quelques haies et prairies,
offre à des espèces caractéristiques
des milieux ruraux la possibilité de s'établir
: Huppe fasciée (un couple), Rougequeue à
front blanc, Pie-grièche écorcheur. Enfin,
les cris du Grèbe castagneux, du Râle d'eau
et de la Foulque jaillissent souvent des roselières
bordant les étangs (3), petits coins d'humidité
au milieu d'un paysage marqué par la sécheresse;
quant aux Blongios, qui les habitaient autrefois en toute
quiétude, il semble actuellement pâtir des
dérangements humains.
Accès
Première proposition : prendre le train jusqu'à
Loèche puis rejoindre Sierre à pieds. Emprunter
la digue du Rhône (1); une fois l'extrémité
de celle-ci atteinte, franchir le canal et prendre la
direction des étangs (3). Nous soulignons le fait
qu'aucun pont n'enjambe le Rhône entre celui de
Sierre et celui de la Souste. Deuxième proposition
: à la sortie de la ville de Sierre, 300 m après
avoir franchi le Rhône par la route cantonale, emprunter
le chemin qui s'engage dans la pinède et déambuler
ainsi au milieu des collines et des étangs (3).
GdJ © Emmanuel Revaz avec la collaboration
de Bertrand Posse
A lire
POSSE, B. (1996). Avifaune de Finges : aperçu historique
et recensements effectués en 1995 et 1996. Le Héron
n°186, p. 10-25.
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