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| LA
BERRA
580
/ 169, 1700 m On
peut comparer la Berra à une sorte de Mont-Sagne ou de Fort lEcluse
fribourgeois. Ce massif montagneux forme un entonnoir avec le Cousimbert
et permet de drainer les migrateurs qui longent le plateau. Les premières
observations automnales datent de 1948 sur ce site. En 1949 quelques filets
furent tendus sur le col, mais ce nest quen 1968 queut
lieu le premier camp de baguage qui devint annuel. Depuis 1984, une équipe
du Cercle ornithologique de Fribourg organise le baguement tous les week-end
de fin août à début novembre. Des
massifs de rhododendrons avec des petits îlots de conifères
et de sorbiers recouvrent le col (1). Les insectivores et les mangeurs
de baies constituent la majeure partie du flot des migrateurs. Les passereaux
y passent parfois par milliers ; le phénomène devient impressionnant
au mois doctobre lorsque arrive la majorité des fringilles.
Mais le col est surtout connu pour le passage, particulièrement
intense, des Roitelets huppés. A fin août et dans les premiers
jours de septembre vous pourrez assister à des rassemblements parfois
spectaculaires de Martinets noir et à ventre blanc, souvent accompagnés
de nombreuses Hirondelles (rustique, de fenêtre et de rivage). Une
balade sur les crêtes dénudées en direction du Cousimbert
ou de la Hauta Chia est aussi à recommander ; il est possible dy
apercevoir quelques Alouettes dans les herbes rases ou un Gobemouche noir
posé sur un sapin sec. Vous pourriez même y dénicher
un Pluvier guignard, qui sait ? Au
printemps également, quelques migrateurs longent le massif de la
Berra, en bordure du Plateau. Cest aussi à cette période
que les nicheurs font leur apparition. Les forêts alentour sont
dune beauté particulière ; les Chouettes de Tengmalm
et Chevêchettes y élèvent leurs jeunes. Le Pic noir,
le Pic tridactyle et la Gélinotte sont aussi présents. Les zones dherbe rase, de buissons et de rhododendrons autour du sommet de la Berra offrent un milieu de nidification tout trouvé pour de nombreux passereaux ; la Fauvette babillarde y niche, tout comme le Pipit farlouse, le Venturon et le Sizerin flammé. La crête située au nord-est du sommet de la Berra est aussi très intéressante (2) ; un petit massif de pins et de sorbiers des oiseleurs au milieu des rhododendrons abrite toujours une quantité de migrateurs à larrêt. Parfois, le Pouillot fitis y chante, malgré laltitude élevée. Il est possible de continuer sur la crête (très bon point dobservation en période de migration) jusquà la buvette de la Hauta Chia, 3 km plus loin.
GdJ
© Jérôme Gremaud avec la collaboration de Michel Beaud
et Claude Perroud A
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