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LE MONT SAGNE
556
/ 215, 1190m
Le Mont Sagne, La Chaux-de-Fonds NE
Carte n°1144 Val de Ruz
Ce
mont offre un panorama dégagé sur les gorges du Doubs, le
plateau des Franches-Montagnes, le vallon de Saint-Imier et la crête
de Chasseral - Mont dAmin. Cest cette vue étendue qui
permet aux observateurs dapprécier un important passage de
rapaces et autres oiseaux migrateurs en automne.
La migration sur ce site est anecdotique avant mi août. La Bondrée
apivore est le premier rapace à migrer par le Jura. Le passage
se concentre de mi août à fin septembre. Les autres espèces
qui passent en abondance débutent leur migration plus tardivement,
à lexception de quelques avant-coureurs. La Buse variable
forme lessentiel des troupes à partir de fin septembre et
durant octobre. Au début de son passage, les Bondrées sont
encore nombreuses. Il faut se méfier dans lidentification
de ces deux espèces très similaires particulièrement
pendant la deuxième quinzaine de septembre. LEpervier et
le Faucon crécerelle survolent le Mont Sagne principalement en
septembre et octobre.
Le
Milan royal est constamment présent sur le site. Les nombreux oiseaux
indigènes rendent lappréciation de la migration délicate.
Le Milan noir est curieusement rare au Mont Sagne. Les concentrations
de migrateurs observés en plaine entre mi juillet et mi août
font virtuellement défaut. Lespèce semble largement
éviter le Jura.
Les trois busards sont observés au Mont Sagne. Le Busard des roseaux
est le plus abondant. Son passage se déroule essentiellement en
septembre. Le Busard Saint-Martin est plus tardif. Cest en octobre
quon a le plus de chances de le rencontrer. Le Busard cendré
est nettement le plus rare des trois. Il nest pas observé
chaque année. Il se présente généralement
de mi août à mi septembre. Le Balbuzard est régulièrement
noté, principalement entre fin août et mi octobre. Parmi
les rapaces migrateurs réguliers, mentionnons encore le Faucon
hobereau (mi août à mi octobre) et le Faucon émerillon
(fin septembre à début novembre). Il nest pas rare
dobserver le Faucon pèlerin ou lAutour. Cependant,
il sagit le plus souvent doiseaux locaux.
En dehors des rapaces, signalons le passage régulier de Cigognes
noires (mi août à début octobre). La Cigogne blanche
est nettement plus rare, évitant vraisemblablement le Jura. Les
Pigeons ramiers, accompagnés de quelques Pigeons colombin passent
principalement en octobre. Les Grands Cormorans sont réguliers
en septembre. Début septembre, on peut suivre les derniers Martinets
noirs. Les Martinets à ventre blanc restent assez rares.
Certaines journées de septembre, les hirondelles passent sans discontinuer
au-dessus du Mont Sagne. Le passage dautres passereaux est aussi
consistant, mais il reste normalement plus spectaculaire dans le vallon
de la Loge / Le Cerisier, au pied du Mont Sagne, au nord de celui-ci.
Contrairement aux rapaces qui attendent jusque en milieu de matinée
la formation des thermiques pour migrer, le passage de passereaux se concentre
en matinée, dès laube. Les premiers passereaux à
migrer de jour sont les Bergeronnettes printanières et les Pipits
des arbres dès mi août et en septembre. Les fringilles, alouettes,
Pipits farlouses et Etourneaux sélancent plus tardivement.
Leur migration prend corps dès fin septembre et dure tout le mois
doctobre. Pour plus de détails, voir sous le site «
le Cerisier et la Loge ».
Dune journée à lautre, le nombre de migrateurs
fluctue sans que les raisons soient forcément évidentes,
de nombreux facteurs entrant en ligne de compte. Il nest pas rare
de dépasser les cent rapaces par jour, avec dexcellentes
journées à trois cents individus. En général,
des journée ensoleillée avec cumulus et pas trop de vent
conviennent. Il faut guetter les améliorations du temps après
les périodes prolongées de mauvais temps. Les migrateurs
sy pressent !
Lobservation de la migration des rapaces fonctionne sous un principe
de « recherche passive », cest-à-dire: se poser
et attendre. Lexercice nest pas pour autant de tout repos.
Il sagit de balayer à la jumelle tout le panorama (compter
large, ne pas négliger des recherches nettement au-dessus de lhorizon,
surtout durant les chaudes journées, et un coup doeil régulier
en arrière). Les oiseaux passent souvent à une grande distance
du poste dobservation. Lidentification nest pas toujours
possible avec les jumelles. Dans lidéal, les séances
dobservations à plusieurs sont préférables.
Sitôt quun oiseau est trouvé, les autres observateurs
le repère. Pendant que lun dentre eux le suit assidûment,
les autres le recherche au télescope, en sollicitant éventuellement
des points de repères au premier observateur. Tant que possible,
il est conseillé de suivre chaque rapace durant tout son trajet.
Cela permet de dire sil sagit dun migrateur ou un local.
Les migrateurs ont à peu près deux types de vol: Le vol
plané avec laide des thermique (ascendance par cercles dans
un courant ascendant chaud, suivi dune glissade orientée
vers la direction de migration avec peu ou pas de coups dailes)
et le vol battu (coups dailes régulier et hauteur de vol
à peu près constante). La direction de migration est généralement
orientée vers louest et le sud. Il semble que les rapaces
migrent volontiers contre le vent. Ainsi, il nest pas rare dobserver
lors de vents douest des rapaces volant contre cette direction,
perpendiculairement aux crêtes. Les oiseaux locaux ne montrent souvent
pas de cap précis, empruntant un thermique, parfois en compagnie
de migrateurs, puis glissant, voire piquant dans nimporte quelle
direction. Les principales espèces susceptibles dêtre
locales sont la Buse variable, le Milan royal, les Faucons crécerelle
et pèlerin, lAutour et parfois lEpervier.
Accès
En vélo depuis la Chaux-de-Fonds, litinéraire par
la route du Cerisier est moins encombré et permet quelques escales
ornithologiques dans le site « le Cerisier et la Loge ». Prendre
la rue de lHôtel-de-ville qui conduit de la place du même
nom au giratoire du Reymond. Entre les deux ponts ferroviaires, une petite
route grimpe vers le quartier de villas du Cerisier (montée sèche
!) Continuer au-delà du restaurant du Cerisier où se trouve
par ailleurs larrêt terminus du bus. Poursuivre leffort
jusque au haut de la montée et sur le tronçon plat du vallon
de la Loge. On arrive ensuite à un croisement. Monter à
droite jusque en haut.
A partir de là, passer un portail sur la droite et suivre à
pied un chemin qui conduit à une maison. Les observateurs se retrouvent
dans le pâturage au pied de lérable isolé, juste
en dessus de la maison.
Un bus monte jusquau restaurant du Cerisier. Il circule les jours
de semaine et sur demande le samedi, mais pas du tout le dimanche. Consultez
les horaires. Depuis là, suivre la route goudronnée indiquée
dans litinéraire à vélo ou éventuellement
couper à droite au milieu du tronçon plat du vallon de la
Loge, en longer lune des haies de noisetiers et traversant la bande
de forêt. On arrive ainsi dans le pâturage où se trouve
la maison et en dessus lérable isolé. Accès
aussi possible à partir de la halte du Reymond (arrêt sur
demande), sur la ligne de chemin de fer La Chaux-de-Fonds - Les Ponts-de-Martel.
A partir de là, prendre le chemin en direction des Prés
de la Suze - La Vue-des-Alpes sur 200 m environ. Lorsque le chemin bifurque,
continuer tout droit sur le sentier qui sengage dans la forêt.
Traverser celle-ci, puis la clairière qui lui succède. Poursuivre
à gauche le long de la lisière, puis prendre un nouveau
chemin qui pénètre la forêt, 300 m plus loin. Continuer
enfin dans le pâturage, jusquà lérable
isolé, facilement repérable.
En voiture accès par la route de la Vue-des-Alpes. Depuis la Chaux-de-Fonds,
prendre la route qui part du giratoire du Reymond en direction de Neuchâtel
par la Vue-des-Alpes. Après environ trois kilomètres incluant
la montée du Reymond et le plat de Boinod, une route part à
gauche en direction des Convers. Elle débouche rapidement sur un
nouvel embranchement. Prendre à gauche en direction du chalet Heimelig.
Rouler environ 1 km et stationner un peu avant la descente qui mène
à la Loge à la hauteur du portail indiqué pour litinéraire
à vélo. Il ny a de la place que pour quelques véhicules.
Monter à pied selon les indications mentionnées dans litinéraire
à vélo. Depuis Neuchâtel, la bifurcation pour les
Convers se situe à environ 2 km après le col de la Vue des
Alpes, juste après un grand contour à gauche.
GdJ©Jacques Laesser et Valère Martin
A
lire
HUGUENIN,
C. & M.,F. MATTHEY, F. & M. VERMOT (1988). Quelques considérations
sur la migration automnale des rapaces au Mont-Sagne. Nos Oiseaux 39:
193 - 204
LAESSER J., P. RUEGG & M. SACCHI (1998). Où voir les oiseaux
en Suisse. Delachaux & Niestlé
MARTIN V. (1998). La migration postnuptiale 1997 aux environs de la Chaux-de-Fonds.
Info-COMONE 49: 6 - 12
MARTIN V. (2000). La migration postnuptiale 1999 dans la région
de la Chaux-de-Fonds. Info-COMONE 58: 20 - 26
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