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Le Mont Sagne, La Chaux-de-Fonds NE
Carte n°1144 Val de Ruz
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Ce
mont offre un panorama dégagé sur les gorges
du Doubs, le plateau des Franches-Montagnes, le vallon
de Saint-Imier et la crête de Chasseral - Mont dAmin.
Cest cette vue étendue qui permet aux observateurs
dapprécier un important passage de rapaces
et autres oiseaux migrateurs en automne.
La migration sur ce site est anecdotique avant mi août.
La Bondrée apivore est le premier rapace à
migrer par le Jura. Le passage se concentre de mi août
à fin septembre. Les autres espèces qui
passent en abondance débutent leur migration plus
tardivement, à lexception de quelques avant-coureurs.
La Buse variable forme lessentiel des troupes à
partir de fin septembre et durant octobre. Au début
de son passage, les Bondrées sont encore nombreuses.
Il faut se méfier dans lidentification de
ces deux espèces très similaires particulièrement
pendant la deuxième quinzaine de septembre. LEpervier
et le Faucon crécerelle survolent le Mont Sagne
principalement en septembre et octobre.
Le
Milan royal est constamment présent sur le site.
Les nombreux oiseaux indigènes rendent lappréciation
de la migration délicate. Le Milan noir est curieusement
rare au Mont Sagne. Les concentrations de migrateurs observés
en plaine entre mi juillet et mi août font virtuellement
défaut. Lespèce semble largement éviter
le Jura.
Les trois busards sont observés au Mont Sagne.
Le Busard des roseaux est le plus abondant. Son passage
se déroule essentiellement en septembre. Le Busard
Saint-Martin est plus tardif. Cest en octobre quon
a le plus de chances de le rencontrer. Le Busard cendré
est nettement le plus rare des trois. Il nest pas
observé chaque année. Il se présente
généralement de mi août à mi
septembre. Le Balbuzard est régulièrement
noté, principalement entre fin août et mi
octobre. Parmi les rapaces migrateurs réguliers,
mentionnons encore le Faucon hobereau (mi août à
mi octobre) et le Faucon émerillon (fin septembre
à début novembre). Il nest pas rare
dobserver le Faucon pèlerin ou lAutour.
Cependant, il sagit le plus souvent doiseaux
locaux.
En dehors des rapaces, signalons le passage régulier
de Cigognes noires (mi août à début
octobre). La Cigogne blanche est nettement plus rare,
évitant vraisemblablement le Jura. Les Pigeons
ramiers, accompagnés de quelques Pigeons colombin
passent principalement en octobre. Les Grands Cormorans
sont réguliers en septembre. Début septembre,
on peut suivre les derniers Martinets noirs. Les Martinets
à ventre blanc restent assez rares.
Certaines journées de septembre, les hirondelles
passent sans discontinuer au-dessus du Mont Sagne. Le
passage dautres passereaux est aussi consistant,
mais il reste normalement plus spectaculaire dans le vallon
de la Loge / Le Cerisier, au pied du Mont Sagne, au nord
de celui-ci. Contrairement aux rapaces qui attendent jusque
en milieu de matinée la formation des thermiques
pour migrer, le passage de passereaux se concentre en
matinée, dès laube. Les premiers passereaux
à migrer de jour sont les Bergeronnettes printanières
et les Pipits des arbres dès mi août et en
septembre. Les fringilles, alouettes, Pipits farlouses
et Etourneaux sélancent plus tardivement.
Leur migration prend corps dès fin septembre et
dure tout le mois doctobre. Pour plus de détails,
voir sous le site « le Cerisier et la Loge ».
Dune journée à lautre, le nombre
de migrateurs fluctue sans que les raisons soient forcément
évidentes, de nombreux facteurs entrant en ligne
de compte. Il nest pas rare de dépasser les
cent rapaces par jour, avec dexcellentes journées
à trois cents individus. En général,
des journée ensoleillée avec cumulus et
pas trop de vent conviennent. Il faut guetter les améliorations
du temps après les périodes prolongées
de mauvais temps. Les migrateurs sy pressent !
Lobservation de la migration des rapaces fonctionne
sous un principe de « recherche passive »,
cest-à-dire: se poser et attendre. Lexercice
nest pas pour autant de tout repos. Il sagit
de balayer à la jumelle tout le panorama (compter
large, ne pas négliger des recherches nettement
au-dessus de lhorizon, surtout durant les chaudes
journées, et un coup doeil régulier
en arrière). Les oiseaux passent souvent à
une grande distance du poste dobservation. Lidentification
nest pas toujours possible avec les jumelles. Dans
lidéal, les séances dobservations
à plusieurs sont préférables. Sitôt
quun oiseau est trouvé, les autres observateurs
le repère. Pendant que lun dentre eux
le suit assidûment, les autres le recherche au télescope,
en sollicitant éventuellement des points de repères
au premier observateur. Tant que possible, il est conseillé
de suivre chaque rapace durant tout son trajet. Cela permet
de dire sil sagit dun migrateur ou un
local. Les migrateurs ont à peu près deux
types de vol: Le vol plané avec laide des
thermique (ascendance par cercles dans un courant ascendant
chaud, suivi dune glissade orientée vers
la direction de migration avec peu ou pas de coups dailes)
et le vol battu (coups dailes régulier et
hauteur de vol à peu près constante). La
direction de migration est généralement
orientée vers louest et le sud. Il semble
que les rapaces migrent volontiers contre le vent. Ainsi,
il nest pas rare dobserver lors de vents douest
des rapaces volant contre cette direction, perpendiculairement
aux crêtes. Les oiseaux locaux ne montrent souvent
pas de cap précis, empruntant un thermique, parfois
en compagnie de migrateurs, puis glissant, voire piquant
dans nimporte quelle direction. Les principales
espèces susceptibles dêtre locales
sont la Buse variable, le Milan royal, les Faucons crécerelle
et pèlerin, lAutour et parfois lEpervier.
Accès
En vélo depuis la Chaux-de-Fonds, litinéraire
par la route du Cerisier est moins encombré et
permet quelques escales ornithologiques dans le site «
le Cerisier et la Loge ». Prendre la rue de lHôtel-de-ville
qui conduit de la place du même nom au giratoire
du Reymond. Entre les deux ponts ferroviaires, une petite
route grimpe vers le quartier de villas du Cerisier (montée
sèche !) Continuer au-delà du restaurant
du Cerisier où se trouve par ailleurs larrêt
terminus du bus. Poursuivre leffort jusque au haut
de la montée et sur le tronçon plat du vallon
de la Loge. On arrive ensuite à un croisement.
Monter à droite jusque en haut.
A partir de là, passer un portail sur la droite
et suivre à pied un chemin qui conduit à
une maison. Les observateurs se retrouvent dans le pâturage
au pied de lérable isolé, juste en
dessus de la maison.
Un bus monte jusquau restaurant du Cerisier. Il
circule les jours de semaine et sur demande le samedi,
mais pas du tout le dimanche. Consultez les horaires.
Depuis là, suivre la route goudronnée indiquée
dans litinéraire à vélo ou
éventuellement couper à droite au milieu
du tronçon plat du vallon de la Loge, en longer
lune des haies de noisetiers et traversant la bande
de forêt. On arrive ainsi dans le pâturage
où se trouve la maison et en dessus lérable
isolé. Accès aussi possible à partir
de la halte du Reymond (arrêt sur demande), sur
la ligne de chemin de fer La Chaux-de-Fonds - Les Ponts-de-Martel.
A partir de là, prendre le chemin en direction
des Prés de la Suze - La Vue-des-Alpes sur 200
m environ. Lorsque le chemin bifurque, continuer tout
droit sur le sentier qui sengage dans la forêt.
Traverser celle-ci, puis la clairière qui lui succède.
Poursuivre à gauche le long de la lisière,
puis prendre un nouveau chemin qui pénètre
la forêt, 300 m plus loin. Continuer enfin dans
le pâturage, jusquà lérable
isolé, facilement repérable.
En voiture accès par la route de la Vue-des-Alpes.
Depuis la Chaux-de-Fonds, prendre la route qui part du
giratoire du Reymond en direction de Neuchâtel par
la Vue-des-Alpes. Après environ trois kilomètres
incluant la montée du Reymond et le plat de Boinod,
une route part à gauche en direction des Convers.
Elle débouche rapidement sur un nouvel embranchement.
Prendre à gauche en direction du chalet Heimelig.
Rouler environ 1 km et stationner un peu avant la descente
qui mène à la Loge à la hauteur du
portail indiqué pour litinéraire à
vélo. Il ny a de la place que pour quelques
véhicules. Monter à pied selon les indications
mentionnées dans litinéraire à
vélo. Depuis Neuchâtel, la bifurcation pour
les Convers se situe à environ 2 km après
le col de la Vue des Alpes, juste après un grand
contour à gauche.
GdJ©Jacques Laesser et Valère Martin
A
lire
HUGUENIN,
C. & M.,F. MATTHEY, F. & M. VERMOT (1988). Quelques
considérations sur la migration automnale des rapaces
au Mont-Sagne. Nos Oiseaux 39: 193 - 204
LAESSER J., P. RUEGG & M. SACCHI (1998). Où
voir les oiseaux en Suisse. Delachaux & Niestlé
MARTIN V. (1998). La migration postnuptiale 1997 aux environs
de la Chaux-de-Fonds. Info-COMONE 49: 6 - 12
MARTIN V. (2000). La migration postnuptiale 1999 dans
la région de la Chaux-de-Fonds. Info-COMONE 58:
20 - 26
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