Les
Universels
espèces
rencontrées par les quinze équipes
15/15
- Mésange
charbonnière (universelle en 2001 et 2002)
- Mésange
noire (universelle en 2001 et 2002)
- Mésange
huppée (3/4 en 2001)
Sur
quinze équipe, luniversalité devient
significative. Plus que trois Mésanges obtiennent
ce titre qui devient très prestigieux. En tenant
compte des trois éditions, deux oiseaux restent
universels (25/25) et méritent le couronnement
de stars de lOCHA.
Les
Dipables
espèces rencontrées par 8 à 14
équipes
14/15
- Pinson
des arbres (manque au Salève)
- Bec-croisé
des sapins (manque à Leukerbad)
Le
Salève sest déjà fait remarquer
pour ces qualités de relégueur duniversel.
Cette année, il sagit ni plus ni moins de
loiseau le plus abondant dEurope centrale
que les Mini-nihilistes ont réussi à rabaisser
au niveau de « Dipables ». Oui, ils ont dipé
le Pinson des arbres ! Je cite : « météo
: exécrable : neige au sol et dans les cieux, vent
fort, seul abri en forêt... pluie à la fin...
peut-être une heure pas trop mal en forêt
à labri du vent... voilà ! »
Seules ces conditions optimales rendent ce genre dexploit
possible. Encore nos sincères félicitations
à cette équipe hors pair !
Toutes les équipes ont annoncé le Bec-croisé
comme super-abondant. Je cite les Bramanamanal : «
très commun, pâturages boisés, forêts
», les Ochasseral : « nombre incroyable de
contacts », la Bande à lait cru : «
Plein », Les Rennes : « Partout », Expédition
polaire au Moléson : « très abondant
avec des groupes dépassant la cinquantaine »,
LEquipe du Moléson ! : « grosse affluence
(...) il y en avait partout », les Motsès
: « très présent en grandes bandes,
tout au long du week-end » et Les Mini-nihilistes
« min. 37 ». Comment expliquer alors labsence
des Becs-croisés à Loèche-les-bains.
Quont fait les valaisans de leurs pives ?
13/15
- Sittelle
torchepot (manque chez les deux équipes gruyériennes)
- Pie
bavarde (manque chez les deux équipes gruyériennes)
- Geai
des chênes (manque chez deux équipes du
Jura neuchâtelois)
- Corneille
noire (manque à Isérables et au Salève)
- Grand
Corbeau (manque chez une équipe chaux-de-fonnière
et au Salève)
- Bouvreuil
pivoine (manque à Isérables et à
Jaman)
Corvidés
et superstitions ont toujours fait bon ménage.
Quatre dentre eux ont été trouvés
par 13 équipes. On découvre une nouvellezone
dabsence de la Corneille à Isérables,
alors quelle manque toujours au Salève. Sinon,
la Pie fait un surprenant score. Elle semble ainsi remarquablement
généralisée en altitude. Comme lhiver
passé, elle ne manque quau Moléson.
La Sittelle nest pas non plus le fort des gruyériens
puisque sur les trois éditions, elle na manqué
que chez quatre équipes, toutes à Moléson.
12/15
- Buse
variable (manque chez une équipe gruyérienne,
à Isérables et au Salève)
- Mésange
bleue (manque chez une équipe chaux-de-fonnière,
à Saint-Cergue et au Salève)
- Moineau
domestique (manque chez les deux équipes gruyériennes
et au Salève)
Comme
en 2002, la Buse est restée en nombre en altitude.
Elle est mieux représentée dans le Jura
où aucune équipe ne la manquée.
Moléson et le Salève se distinguent à
nouveau comme microclimats favorables aux dipables : le
Moineau domestique annoncé absent.
11/15
- Roitelet
huppé (manque chez deux équipes chaux-de-fonnières,
à Saint-Cergue et à Isérables)
- Mésange
boréale (manque chez quatre équipes jurassiennes)
- Verdier
dEurope (manque chez une équipe chaux-de-fonnière,
au Salève, à Jaman et à Loèche)
La
Mésange boréale reste peu commune dans le
Jura. Par contre les Alpes font le plein grâce à
leur variété Alpestre.
9/15
- Pic
épeiche (6/9 dans le Jura et 3/6 dans les Alpes)
- Mésange
nonnette (7/9 dans le Jura et 2/6 dans les Alpes)
- Cassenoix
moucheté (6/9 dans le Jura et 3/6 dans les Alpes)
- Pinson
du Nord (chez toutes les équipes jurassiennes,
mais aucun dans les Alpes)
- Tarin
des aulnes (6/9 dans le Jura et 3/6 dans les Alpes)
Présent
partout dans le Jura le Pinson du Nord manque dans les
Alpes. Marrant non ?
La Mésange nonnette confirme nos impressions de
la première année : mieux réparties
en altitude dans le Jura que dans les Alpes.
8/15
- Grimpereau
des bois (4/9 dans le Jura et 4/6 dans les Alpes)
Le
plus dipable de tous, le Grimpereau des bois doit à
sa discrétion son absence de nombreux tableaux
de chasse.
Les
Jouables
espèces rencontrées par 2 à 7
équipes
7/15
- Pic
vert (4/9 dans le Jura et 3/6 dans les Alpes)
- Troglodyte
(5/9 dans le Jura et 2/6 dans les Alpes)
Catégorie
doiseaux relativement discrets. Comme pour les OCHA
précédentes, le Pic vert est rencontré
par environ une équipe sur deux, sans relation
géographique manifeste.
6/15
- Pic
noir (4/9 dans le Jura et chez une équipe gruyérienne)
- Grive
litorne (6/9) dans le Jura, absente dans les Alpes)
Deux
espèces manifestement plus faciles dans le Jura.
Après une année faste en 2002, la Grive
litorne nest plus observée par toutes les
équipes cette année. Une majorité
déquipes jurassiennes la rencontre tout de
même, alors quelle manque totalement dans
les Alpes.
5/15
- Tourterelle
turque (à La Chaux-de-Fonds et aux Breuleux)
- Grosbec
casse-noyaux (4/9 dans le Jura et à Jaman)
Qui
trouvera la première station alpine de Tourterelle
turque ? Pour linstant, elle reste une spécialité
jurassienne.
Le Grosbec était nettement plus rare cette année
que lors de la précédente à pareille
époque.
4/15
- Aigle
royal (4/6 dans les Alpes)
- Grive
draine (Métairie de Prêles et 3/6 dans
les Alpes)
- Mésange
à longue queue (à Moron et 3/6 dans les
Alpes)
- Chocard
à bec jaune (4/6 dans les Alpes)
On
vire maintenant dans des spécialités plutôt
alpines. La Grive draine reste rare dans le Jura. Les
futures OCHA préciseront son statut dans les Alpes.
La Mésange à longue queue se replace parmi
les jouables, mais reste difficile à cerner.
3/15
- Faucon
pèlerin (First for OCHA
! Chasseral, La Chaux-de-Fonds et Moléson)
- Pigeon
domestique (La Chaux-de-Fonds)
- Pipit
spioncelle (La Sagne et La Chaux-de-Fonds)
- Grimpereau
des jardins (La Chaux-de-Fonds et Les Hauts-Geneveys)
- Etourneau
sansonnet (Tourbière de la Chaux et La Chaux-de-Fonds)
- Bruant
jaune (Tourbière de la Chaux, Les Coeudres et
La Tourne)
Belle
apparition du Pèlerin dans le palmarès de
lOCHA. Trois heureuses équipes découvrent
ce rapace. Les autres espèces sont des exclusivités
jurassiennes, à rechercher dans les Alpes lannée
prochaine.
Aucune équipe ne sétant alignée
à Ste-Croix, le Pigeon na été
trouvé quà La Chaux-de-Fonds cette
année. Les Hauts-Geneveys constituent un nouveau
site pour le Grimpereau des jardins qui lors des précédentes
éditions navait été rencontré
quà La Chaux-de-Fonds. Le Bruant jaune confirme
sa rareté relative et lEtourneau ses quelques
bastions. Enfin notons la présence surprenante
dun Pipit spioncelle sur un gazon de la ville de
La Chaux-de-Fonds, en plus des traditionnels hivernants
du Bied des Ponts.
2/15
- Epervier
dEurope (dans le Jura bernois et à Jaman)
- Chouette
hulotte (First for 46°-47°
; à Jaman et à la Métairie de Prêles)
- Chardonneret
élégant (à La Chaux-de-Fonds et
à Hohe Brücke)
- Venturon
montagnard (à Jaman et à Loèche-les-Bains)
- Sizerin
cabaret (First for 46°-47°
; à Jaman et à Isérables)
La
Chouette hulotte et le Sizerin font enfin leurs entrées
dans les 46°-47°.
Le Chardonneret est à nouveau noté en altitude,
en deux endroits. Malgré la bonne fréquentation
des Alpes, le Venturon na été rencontré
que par deux équipes. Lespèce ne semble
pas aller de soi.
Les
OCHA-raretés
espèces rencontrées par une équipe
1/15
- Héron
cendré (un à La Sagne)
- Autour
des palombes (First for 46°-47°
; un à Isérables)
- Faucon
crécerelle (un mâle à La Chaux-de-Fonds)
- Tétras
lyre (First for 46°-47°
; une femelle à Jaman)
- Pigeon
ramier (First for 46°-47°
; deux à La Sagne)
- Chouette
de Tengmalm (First for OCHA !
; deux chanteurs à la Montagne de Saules BE)
- Accenteur
alpin (Isérables)
- Rougegorge
familier (un à La Chaux-de-Fonds)
- Crave
à bec rouge (First for OCHA
! ; 18 au-dessus de Höhe Brücke)
- Serin
cini (First for OCHA ! ;
un à La Chaux-de-Fonds)
- Bruant
fou (First for OCHA ! ;
une dizaine au-dessus de Höhe Brücke)
OCHA-rareté,
contient le mot « rareté », terme qui
joue avec les sensibilités, lun des dix péchés
originaux de lornithologie. Sous ses abords angéliques,
lOCHA aligne innocemment les catégories ingénues
des universelles, dipables et jouables, avant dexposer
ses « Raritizes ». Le plus piquant dans laffaire,
cest que lOCHA ne tient pas à mettre
sur pied sa commission de lavifaune dhiver
daltitude (dommage, le sigle CAHA est pourtant sympa)
et que les équipes respectives devront assumer
elles-mêmes ce quelles prétendent.
Cest donc en connaissance de cause que les participants
annoncent (sereinement ?) quatre nouvelles espèces
pour lOCHA et trois pour les 46°-47°. Du
beau gratin.
Parmi ces nouveautés, de belles spécialités
alpines : Tétras lyre, Crave et Bruant fou.
Les rapaces nocturnes sont réputés difficiles
et coûteux en heures de sommeil. Mi-janvier est
encore un poil tôt pour la plupart dentre
eux. La Chouette de Tengmalm est donc une heureuse addition.
Un seul Rougegorge ! découvert à cinq minutes
de la fin du gong final par les « émules
» (qui en fait avions tout le temps au vu de la
sentence qui nous a été infligée).
A dire vrai, loiseau était prémédité.
Le mythe du Rougegorge sous la neige des calendriers de
lavant passe désormais pour une fantaisie.
La bonne participation alpine ne hisse pourtant pas haut
lAccenteur alpin. Une seule équipe le rencontre.
Pour lui comme pour dautres espèces, une
période de rodage est peut-être nécessaire
pour optimaliser les oiseaux-courses dans les Alpes.
Les
absents
espèces découvertes lors dautres
éditions
0/15
- Perdrix
bartavelle
- Hibou
moyen-duc
- Pic
mar
- Bergeronnette
des ruisseaux
- Moineau
friquet
hors
46°-47°
- Canard
colvert
- Vautour
fauve
- Pouillot
véloce
La
fête était pourtant si belle !