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N°498 - Volume 56 / 4 - décembre 2009
Vuilleumier, Fr. & B. Posse – Editorial: De Darwin au Pic à dos blanc: une illustration de l'origine des espèces.

Grangé, J.-L. & Fr. Vuilleumier – Le Pic à dos blanc Dendrocopos leucotos: deux scénarios pour expliquer l’histoire de son peuplement dans le sud de l’Europe et analyse des rapports taxonomiques entre les sous-espèces lilfordi et leucotos. La distribution des deux taxons paléarctiques de Pic à dos blanc est remarquable du fait de l’extension de l’aire occupée par la sous-espèce Dendrocopos leucotos leucotos (de la Scandinavie au Pacifique, à travers la Sibérie), en regard des isolats de population de D. leucotos lilfordi (Balkans, Caucase, Italie et Pyrénées occidentales). Afin de comprendre pourquoi lilfordi est uniquement présent dans les montagnes du sud de l’Europe, a) nous examinons l’influence des épisodes glaciaires sur l’avifaune européenne en général et sur diverses sous-espèces de Dendrocopos leucotos (10 acceptées à ce jour) en particulier, b) nous donnons les différences biométriques et de plumage entre leucotos et lilfordi et c) nous discutons de la possible existence d’une zone de contact entre les distributions de lilfordi et de leucotos au nord des Balkans. Nous proposons deux scénarios pour expliquer l’histoire biogéographique de D. leucotos en Europe. Tout se passe comme si les deux taxons avaient suivi des trajectoires historico-géographiques distinctes : lilfordi aurait vraisemblablement occupé son aire actuelle depuis l’un des premiers inter-glaciaires, tandis que leucotos aurait colonisé le nord du continent à la fin du dernier âge glaciaire. Ces deux taxons peuvent être considérés comme parapatriques. Nous proposons la désignation de Pic de Lilford pour D. (l). lilfordi, un nom susceptible d’attirer l’attention sur son statut relictuel et la formulation de mesures de conservation à son endroit. Nous ne proposons toutefois pas d’élever lilfordi au rang d’espèce sans que des études comparatives plus fouillées, qui inclueraient D. (l.) owstoni de l’île d’Amami (Japon), soient entreprises.

Zollinger, J.-L. – Site de reproduction atypique du Guêpier d’Europe Merops apiaster. Un couple de Guêpier d’Europe isolé s’est installé à 8 km d’une petite colonie. Il a profité d’une petite bande de terre de 1,4 m de large et d’une hauteur maximale de 80 cm pour creuser son nid, à la merci des prédateurs, peut-être à l’origine de leur échec. De toutes les nidifications suisses depuis 1991, c’est la seule hors d’une gravière ou d’une carrière.

Broch, L. & R. Cantin – Comportement insolite d’un Milan royal Milvus milvus. Le 10 mai 2008, un Milan royal de passage à Cheiry (Fribourg, Suisse) cueille une pomme de pin dans ses serres, la porte à son bec puis la lâche presque aussitôt. Ce manège est répété à trois reprises et n’avait jamais été observé auparavant par nos soins. Il pourrait s’agir d’une inspection à éventuel but alimentaire ou d’un jeu, dont la fonction n’est pas claire

Gerber, A. & B. Posse – Nidifications du Guêpier d’Europe Merops apiaster en Suisse de 1991 à 2009: une installation durable? Depuis sa première reproduction en 1991, le Guêpier a niché en 25 sites et 11 cantons. L’instabilité de ses installations est importante. Seules les colonies de plus de 3 couples paraissent aptes à perdurer et devraient faire l’objet de mesures de protection.

Monneret, R.-J., Chr. Bulle & R. Ruffinoni – Prédation de jeunes Faucons pèlerins Falco peregrinus par un couple de Grands Corbeaux Corvus corax. Le 1er juin 2009, dans la vallée de la Loue (France, Doubs), nous avons observé la prédation de 3 jeunes Faucons pèlerins de 20-25 jours à leur aire, laissée sans surveillance. A la lumière d’autres cas d’interactions entre ces deux espèces, tout porte à croire que la dangerosité de la cohabitation est proportionnelle à l’éloignement relatif des sites de nidification des deux espèces

Maumary, L. – Point de Mire: août à octobre 2009.

Schweizer, M., M. Thoma & Br. Piot – Oiseaux rares et observations inhabituelles en Suisse en 2008. 2008 a été marquée en premier lieu par un afflux, unique en son genre, de Fauvettes à lunettes Sylvia conspicillata (3e preuve de nidification et des observations de 4 mâles supplémentaires), mais aussi par le premier séjour prolongé d’un Elanion blanc Elanus caeruleus (5e donnée), par les observations de 3 Bécasseaux violets Calidris maritima (8e-10e données), de 4 Pouillots à grands sourcils Phylloscopus inornatus (10e-13e données), par l’irruption importante d’Alouettes calandres Melanocorypha calandra (7 observations de 8 individus – seule l’année 1993 a fait mieux), ainsi que par les données les plus hâtives pour le Faucon hobereau Falco subbuteo et le Guêpier d’Europe Merops apiaster.
En 2008, la Commission de l’avifaune suisse (CAvS) a examiné 298 cas (41 % de Suisse alémanique, 48 % de Suisse romande, et 11 % du Tessin), concernant 99 espèces. Au total, 223 cas (75 %) concernant 76 espèces ont été homologués; 38 cas se rapportent à des années antérieures et 12 restent en suspens. Fin 2008, la liste suisse comptait 398 espèces en catégorie A, B (oiseaux sauvages) et C (oiseaux introduits), dont 390 ont été observées depuis 1900 ; 9 espèces demeurent en catégorie D (oiseaux d’origine douteuse).

Inderwildi, E. – Important Bird Areas IBA en Suisse.

Brèves.

Revues bibliographiques.
N°498 - Volume 56 / 4 - décembre 2009
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